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Le botox® a un mode d'action bien particulier.
Une grande partie des rides du visage sont en fait des rides d'expression.
Ces rides sont secondaires aux contractions répétées des muscles peauciers, avec le temps des rides et ridules apparaissent progressivement au niveau du front, de la région inter-sourcilière, de la patte d'oie, du cou, de la lèvre blanche et du menton.
Jusqu'à l'avenement de la toxine botulinique (vistabel) les rides frontales et les rides de la patte d'oie étaient traitées chirurgicalement par le lifting fronto-temporal et cervico-facial.
Cette intervention chirurgicale nécessitait une anesthésie générale avec hospitalisation de 24 h et des suites opératoires lourdes, avec un absentéisme professionnel d'au moins 15 jours.
La toxine botulique de type A ou le botox® est dans ce domaine une révolution.
Elle est produite par la bactérie Clostridium botulinum qui est responsable d'une maladie grave et rare, le botulisme -- que l'on peut contracter en consommant des aliments contaminés (le plus souvent des légumes en conserve) --, et paralyse les muscles qu'ils soient sous-cutanés qui tirent la peau et forment ces fameuses rides d'expression ou plus profonds et autres.
Il s'agit d'une neurotoxine qui intervient en bloquant la conduction nerveuse par intervention directe sur la production d'acetyl choline, qui est une substance responsable de la contraction musculaire, fabriquée et véhiculée par les nerfs.
En perdant son habileté à se contracter, la peau devient alors complètement lisse.
Parce que la toxine a pu être isolée, purifiée et rendue inoffensive, du fait des faibles doses utilisées, on se sert de cet effet pour lutter avec succès contre les rides accentuées, quelle que soit leur localisation.
Il se présente donc, comme les autres solutions injectables, en ampoules stériles prêtes à l'emploi, sous forme de flacons stériles à usage unique, contenant 100 ou 50 unités.
Son nom commercial est VISTABEL.
Il en faut 2000 pour EXERCER un effet toxique sur l'homme.
Or, la dose totale injectée dans une séance dépasse rarement les 50 unités.
Le risque est donc totalement absent.
Les seuls incidents signalés sont en relation directe avec la maladresse du praticien : diffusion anormale par injection de produit dans une petite veine, paralysie plus étendue par surdosage ou vasodilatation anormale du fait de l'anesthésique local ajouté au produit en trop grosse quantité…
La toxine botulique a d'ailleurs été utilisée en médecine bien avant la cure simple des rides.
Elle a servi aussi bien aux ophtalmologues qu'aux neurologues pour traiter les spasmes des paupières (blépharospasme), du visage (tics divers), du cou (torticolis) ou encore des muscles de l'œil (strabisme).
La technique d'injection n'est pas tout à fait la même que celle préconisée pour le collagène ou les autres produits anti rides.
On ne cherche pas avec le botox® à combler les rides comme avec les autres produits.
On pratique de minuscules injections plus profondes, intramusculaires, réparties, par exemple, sur les muscles du front ou inter sourciliers, et aussi sur les muscles de la patte d'oie, et sur la queue du sourcil.
Elles sont plus profondes parce que l'on doit atteindre les muscles et non plus simplement parcourir le derme.
Il faut donc être un praticien consciencieux et entraîné, pour éviter tout surdosage, responsable de paralysies annexes non souhaitées.
Signalons que l'injection dans la région latérale du front est assez sensible et que de petites ecchymoses peuvent apparaître, qui disparaîtront en deux à trois jours.
Par ailleurs, des sensations à type de tiraillement surviennent dans la semaine qui suit et on constate que la mobilité des tissus dans les régions traitées est diminuée, sans que pour autant, cela soit ressenti comme une gêne, puisque c'est le but recherché.
D'autres zones peuvent être traitées par des médecins très expérimentés :
Joues, commissures des lèvres, phanons du cou, décolleté, paupières inférieures.
Les résultats sont visibles dès le 5ème jour et persisteront pendant environ 4 à 8 mois.
Il est bon alors de renouveler la séance et de le faire encore six mois après.
En fait, ce lifting chimique ne sera durable qu'après trois séances, qui se justifient par les résultats très spectaculaires obtenus sur les régions les plus perturbées, comme le front et les rides de la patte d'oie surtout.
Les contre-indications sont pratiquement les mêmes que celles signalées dans toutes les techniques de comblement, à savoir :
la grossesse.
un traitement antibiotique par les aminosides (Amiklin, Gentalline, Streptomycine...).
un traitement anticoagulant récent.
un traitement anti-inflammatoire récent.
une myasthénie grave.
L'effet paralysant musculaire peut chez certains sportifs de haut niveau, retentir sur leur tonus musculaire général et diminuer leur capacité fonctionnelle. Il vaut donc mieux ne pas le leur proposer.
Les précautions particulières que doit prendre le praticien consistent donc en
un entretien préalable qui permet de décrire la méthode, d'en fixer les indications, d'en signaler les incidents.
On laisse au patient ou à la patiente un délai de réflexion et il faut lui faire régulièrement, signer un document prouvant qu'il ou elle a reçu toutes les informations médicales relatives au produit dont on va se servir.
Il est bien entendu indispensable de faire des photographies au cours de l'entretien, puis juste avant la séance d'injection et … une fois le résultat obtenu, pour "recevoir ses félicitations" ou pour apporter au cours d'une séance supplémentaire à ne pas facturer ( ! ), les petites corrections dont son visage ou son corps ont encore besoin.
Le botox® et Vistabel® sont des produits et marques déposées par le laboratoire Allergan, Inc.
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