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LES LASERS
Les lasers ont une grande importance en médecine plastique.
Le principe du laser a été découvert en 1954.
On sait que la lumière blanche n'est pas pure mais résulte de la fusion et du mélange de plusieurs couleurs - bleu, vert, rouge, jaune etc.- que les conditions atmosphériques en nous proposant de temps à autre un arc en ciel savent nous faire découvrir.
Chacune de ces couleurs a une longueur d'onde spécifique et se propage dans l'atmosphère, à la vitesse de la lumière, tant qu'elle ne rencontre pas d'obstacle.
L'inventeur du laser a réussi à isoler des longueurs d'onde spécifiques qui correspondent, chacune, à une couleur particulière et leur a insufflé un concentré d'énergie d'intensité variable avec les indications projetées.
Le laser est tout d'abord devenu une arme de guerre qui associait une force considérable à une précision de tir évidente.
La médecine plastique n'avait pas besoin d'une telle puissance et le premier laser utilisé ou laser au CO² était peu dangereux quand il était manié avec précaution.
Il n'a pas été le seul à être introduit en médecine et l'usage premier a été la capacité du laser d'éradiquer les cellules cancéreuses en respectant les cellules saines.
Il devenait donc une sorte de pistolet mitrailleur d'une précision redoutable et bienvenue.
Son mode d'action a ensuite été précisé, d'où le nombre important de lasers dont nous disposons en médecine, avec pour chacun des indications bien précises et différentes.
On s'est en effet aperçu que chaque couleur avait une affinité particulière pour des récepteurs bien individualisés de nos tissus et qu'il fallait donc utiliser , pour éviter une action nocive parasite , des lasers à longueur d'onde précise pour une action précise.
La peau possède, par exemple, 2 pigments (on dit chromophores) naturels qui contribuent à sa coloration normale, la mélanine et l'hémoglobine.
Ces deux pigments ont la propriété d'absorber différentes longueurs d'ondes et constituent des cibles pour des lumières laser d'une longueur d'onde donnée.
Par exemple, le laser rouge est attiré vers le pigment rouge des globules sanguins ou hémoglobine. On utilise donc un laser de ce type quand on s'attaque à de petites varices, à de la couperose ou à des angiomes.
D'autres lasers sont attirés par la mélanine qui se trouve en abondance dans les cellules qui constituent le bulbe pileux du poil.
Le laser qui servira à une épilation sera donc obligatoirement adapté à cette particularité et permettra de réaliser des destructions progressives des bulbes sans que les tissus alentour ne soient contaminées ni détruits.
J'aimerais que vous nous donniez maintenant les termes scientifiques qui caractérisent cette technique.
LASER signifie "light amplification by stimulated emision of radiation".
On obtient ainsi "une lumière mono directionnelle, cohérente, amplifiée par un système de "mise à feu" qui lui permet de sortir sous la forme d'un faisceau lumineux puissant ayant la longueur d'onde qui correspond à la cible concernée qui l'absorbera.
Le rayon laser se transformera alors en chaleur destructrice pour la cible visée et tous les autres éléments traversés seront préservés.
L'utilisation des lasers va se faire en fonction du type de peau, de sa couleur, ainsi que de la zone concernée, puisque les indications sont multiples.
Certains lasers utilisés en médecine plastique ont des longueurs d'onde comprises dans la lumière visible et l'infra rouge, soit de 500 nm à 1100 nm.
Il s'agit de l'Alexandrite (755nm)
la Diode (800nm)
Le Nd Yag (1064nm)
Ils sont volontiers utilisés dans les épilations qui se passent la façon suivante :
la pousse du poil et des cheveux se fait à partir d'un renflement profond appelé bulbe, inséré dans l'épiderme. Les cellules sont de toute porteuse à ce niveau de pigments appelés mélanine.
le laser qu'on aura choisi enverra son onde lumineuse en direction de ces pigments
Le laser va donc dans un premier temps dissoudre les pigments contenus dans le bulbe, mais l'énergie dégagée est assez puissante pour détruire toutes les cellules qui en contiennent, c'est-à-dire le bulbe pileux qui ne se renouvellera plus
Une certaine préparation préalable est nécessaire pour que les résultats soient satisfaisants.
Pour les lésions vasculaires (couperose, erythrose, rosacée, varicosités, angiomes...), les lasers ont des longueurs d'onde différentes et on utilise surtout :
- le laser à colorant pulsé (595 nm)
- le laser Nd Yag (1064nm)
- le laser Nd Yag doublé en fréquence ou KTP (532 nm)
Pour les traitements des rides, vergetures, cicatrices, les longueurs d'ondes sont dans l'infrarouge entre 1000 à plus de 10 000 nm.
- Il s'agit du laser CO2 (10 600 nm)
- du laser Erbium (2140 nm)
- ou des deux combinés.
Pour les traitements des taches brunes, et les détatouages , il fallait que le laser puisse fragmenter la plaque de mélanine ou d'encre dans les tatouages.
On appelle ces lasers des lasers Qswitché et les médecins plasticiens utilisent
Le laser Nd Yag QSwitché 1064 nm
Le laser Alexandrite QSwitché 755 nm
ou le laser Rubis Qswitchéque abandonné parce qu'il a tendance à laisser des taches pigmentaires cicatricielles.
Enfin, certains fabricants ont eu l'idée d'utiliser à la place du laser, fort onéreux, les lampes Flash qui, normalement, produisent une lumière intense blanche donc poly chromatique, de haute énergie, à qui on ne demande qu'un effet de stimulation superficiel banal de la peau par pulses, comme s'il s'agissait de petits coups de soleil répétés susceptibles d'entraîner un pelage donc une exfoliation plus ou moins régulière de la peau.
La méthode a ensuite été perfectionnée par filtrage de la lumière émise pour obtenir des rayons colorés et la projection sur la peau est susceptible d'avoir une action comparable, mais plus douce , à un laser émettant une couleur identique.
C'est ce que l'on appelle "la lumière intense pulsée".
Les résultats sont loin d'être satisfaisants, d'autant que dans la majorité des cas, cet appareillage bien moins complexe que le laser adéquat, est manipulé par des gens peu aptes à en prévenir les risques ou même à en poser les bonnes indications
Le traitement par laser est donc une véritable révolution sociale.
Il permet de se débarrasser sans douleur, rapidement et avec un minimum d'effets nuisibles, pour le praticien averti, des poils disgracieux, des cicatrices, des tatouages, de l'erythro couperose, des angiomes et de certaines rides.
Il y a cependant de rares effets secondaires.
Mais les risques de lésion épidermiques sont liés à la durée du pulse, à la qualité du refroidissement obligé pendant la séance, aux consignes de sécurité, et surtout à l'adresse du praticien.
- En effet, les risques majeurs pour l'épilation, par exemple, sont les brûlures, les hyper pigmentations (taches foncées), les dépigmentations (peau plus claire).
- Le bon choix de l'appareil et de ses paramètres d'utilisation doit pouvoir minimiser ces inconvénients qui pour une bonne part, dépendent de celui qui en assure le maniement, d'où la nécessité d'une excellente formation pour une bonne compréhension de la physique des lasers avant leur utilisation.
- Le traitement doit être pratiqué sous la responsabilité d'un médecin car il s'agit d'un acte médical et le choix de l'appareil est fondamental
En effet, en esthétique, le rayon émis doit se contenter de détruire les cellules cibles, respecter le reste des tissus et au passage stimuler les cellules conjonctives pour qu'elles produisent plus de fibres élastiques et collagènes.
L'ajustement doit donc être constant et la moindre réaction un peu particulière du patient doit être interprétée par le praticien qui doit moduler et dresser son appareil, comme on dompte un animal quelque peu rétif.
On peut de ce fait proposer à certaines clientes, effrayées par ce qui s'écrit sur les peelings dans les journaux féminins, un remodelage non invasif, appelé encore "resurfacing " qui est une sorte de peeling électronique pour obtenir un re lissage, une amélioration de la tonicité de la peau et une atténuation des ridules, aussi bien sur le visage que le dos des mains, le décolleté ou le cou
Ici l'abrasion n'est pas mécanique. Elle se fait par "vaporisation" des cellules de la couche superficielle de la peau. Le laser doit être réglé de façon à connaître exactement l'épaisseur de peau enlevée à chaque passage.
On peut deviner l'attention qui doit être accordée au maniement de l'appareil de laser choisi pour que cette petite aventure ne donne jamais lieu à une déception ou à un chagrin.
Rappelons que dans un souci de précaution réciproque, le médecin, comme la patiente portent des lunettes appropriées.
4 à 5 séances espacées d'un mois sont habituellement nécessaires. la durée moyenne d'un traitement est de 30 minutes et il est bon de prévoir deux séries par an, au printemps et au début de l'automne pour éviter l'exposition au soleil, qui n'est jamais conseillée dès que l'on touche au visage, quel que soit d'ailleurs le traitement proposé
Le médecin peut aussi beaucoup attendre du laser dans les affections de la peau, affections tout à fait indépendantes des simples préoccupations esthétiques.
Sans entrer dans le détails des appareils lasers nécessaires dans chaque cas particulier, comme nous l'avons fait en médecine plastique, il est maintenant facile de donner la liste de toutes les maladies que l'introduction du laser en médecine a permis et permet de guérir avec le minimum de complications .
Citons donc les tatouages, les épilations définitives, les taches de rousseur, les ridules péri labiales, les rides de peu de profondeur, quelle qu'en soit la localisation, les varicosités des membres inférieurs, la couperose, les taches de vin , les taches de grossesse, les cicatrices d'acné, les grains de beauté et les chéloïdes.
Certaines taches brunes, sur la peau du corps ou du visage, sont accessibles au traitement par laser. Ce sont des taches superficielles, et notamment les pigmentations induites par le soleil (photovieillissement). Les taches brunes sur le dos des mains, le décolleté et le visage en sont un bon exemple.
Ces taches sont dues à un dépôt du pigment qui donne la teinte brune à la peau : la mélanine. Le type de laser (ou la lampe flash) employé sera choisi pour sa prédilection envers la couleur brune. Ainsi, ce rayon laser va être absorbé par la lésion riche en pigment brun mélanique. La chaleur dégagée par le laser va détruire uniquement la mélanine contenue dans la tache.
La peau environnante ne sera pas touchée si elle est claire, ou très peu si elle est mate.
La tache va ensuite foncer pendant quelques jours pour disparaître ou s'atténuer fortement.
Le traitement laser des taches pigmentaires semble plus performant que les autres types de traitements (abrasion, peeling, crèmes dépigmentantes, azote liquide), dans la mesure où il préserve la peau avoisinante, et où on constate des suites légères, et moins de réapparition des taches.
Il faut généralement 1 à 2 séances en fonction du nombre de lésions à traiter.
Il ne faudra pas s'exposer au soleil pendant le mois qui suit. L'application d'écran solaire et de crème dépigmentante est souhaitable pendant 2 ou 3 mois, pour éviter les récidives
Pour ce qui est des affections qui n'ont pas de connotation esthétique, on peut citer toutes les Petites Tumeurs et Kystes Superficiels comme les grains de milium, les kystes sébacés et les kystes épidermiques, le neurofibrome , les lésions des ongles : ongles incarnés ou mycose rebelle, la plupart des lésions pré cancéreuses tels la leucoplasie des lèvres ou les cornes cutanées , aussi certaines tumeurs cancéreuses : l'épithélioma basocellulaire et spinocellulaire , le mélanome ou le lentigo malin et enfin toutes les verrues .
En conclusion, de toutes les méthodes modernes utilisées en médecine esthétique et en dermatologie, le laser semble de loin en être la plus révolutionnaire.
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