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LE FILTING
Le Filting est en train de supplanter petit à petit le lifting chirurgical.
Il consiste en une traction du plan cutané par fils permanents en boucle de suspension.
Il permet de repositionner les tissus détendus et relâchés en évitant ainsi de couper ou de décoller la peau.
Le filting est donc une technique de soutien qui corrige l'affaissement des pommettes, des bajoues, du sillon naso-génien, du pli d'amertume ou de la partie haute du cou.
Elle exige du praticien une certaine rigueur pour masquer les fils une fois noués sous le lobule de l'oreille ou à la base du cuir chevelu et pour charger sur aiguille, pour partie à l'aveugle, le tissu sous cutané que l'on va ensuite tendre sans violence pour redonner au visage un ovale élégant.
Une anesthésie locale est habituellement suffisante et on pratique d'abord, après bilan local, une ou plusieurs incisions millimétriques au niveau du cuir chevelu et/ou sous le lobule de l'oreille.
On passe ensuite dans la région à traiter avec une instrumentation spéciale un ou plusieurs fils (on dit qu'on ancre la région) et on termine par la fixation des boucles de suspension de ces fils ainsi tirés, au niveau des incisions au travers desquelles on aura passé.
La personne ainsi traitée peut repartir chez elle après cette petite intervention et même retourner à son travail dès le lendemain, dans des conditions tout à fait satisfaisantes.
Un traitement post opératoire est toutefois utile et consiste en antalgiques donnés pendant 3 à 4 jours, en un anti inflammatoire pour bloquer l'œdème transitoire qui est la rançon de cette méthode et aussi en un antibiotique à large spectre.
L'aspirine et tous ses dérivés sont formellement contre-indiqués puisqu'ils risquent de faire saigner.
Les suites immédiates sont rarement douloureuses. Elles sont marquées par des ecchymoses rares qui disparaîtront en moins de 8 jours et surtout un œdème difficile à dissimuler par un maquillage.
Mais les résultats spectaculaires qui sont définitifs dès la deuxième semaine compensent largement les petits soucis observés et justifient cette très active traction interne des tissus relâchés qui persistera pendant de longues années.
Les complications rares qu'il convient de signaler sont des saignements, de l'infection et surtout une mauvaise cicatrisation puisque les tissus sur lesquels on travaille sont fragiles.
Certaines complications très rares se doivent d'être signalées comme :
- une asymétrie des régions traitées , parce que les tractions n'ont pu être ajustées de façon comparative, ou que n'a pas été vérifié avant d'enterrer les petits nœuds des fils utilisés, que le modelé souhaité était correct des deux côtés, complication jamais rencontrée chez les médecins plasticiens chevronnés
- une atteinte des nerfs ou vaisseaux qui traversent la région traitée et qui peuvent aboutir à ses parésies habituellement transitoires avec névralgies ou à de véritables hémorragies en nappe sous cutanées de pronostic délicat
- un lâchage des sutures qui nous oblige à tout recommencer
- un œdème persistant qui deviendra responsable d'une sclérose rétractile difficile à contrôler
- et des douleurs répétées qui résistent à des antalgiques simples
C'est dire le niveau de formation technique que doit posséder le médecin plasticien qui préconise cette méthode.
La surveillance des patients doit donc être attentive et il est de coutume de les revoir de deux à cinq fois dans le premier mois qui suit l'intervention
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